• Jardin entièrement géré sur le principe du jardin en mouvement, créé en 1994 par Gilles CLEMENT. Site partiellement représenté par une pelouse calcaire avec un fort peuplement de PRUNUS mahaleb spontané et environ 230 espèces végétales dont 7 espèces d'orchidées. Ce site est une ancienne carrière d'extraction de calcaire avec plusieurs grottes encore visibles.

    Structure du site

    La gestion différenciée est appliquée sur ce site depuis sa création, pas de manière globale avec une cartographie, mais de manière plus précise, grâce à la réalisation d’îlots de végétation spontanée. Un plan de désherbage ne semble pas nécessaire, car aucune plante sauvage n’est supprimée.

    Seules les espèces invasives (Ailante) sont limitées manuellement avec des techniques respectueuses de l’écosystème, mais les résultats sont difficiles à obtenir. Des solutions adaptées à la lutte contre cette espèce, extrêmement résistante, sont recherchées.

    Les objectifs paysagers du jardin sont connus, compris et mis en application, que ce soit pour l’esthétique du jardin ou sa fonctionnalité écologique.

    Corridor écologique planté l’hiver dernier de 10 500 arbres sur plus de 6 hectares à proximité du parc pour intégrer le Jardin de Lazenay dans la TVB.


    Sol

    Le sol est bien connu des jardiniers et des gestionnaires (ancienne carrière de calcaire). Une analyse de sol plus poussée est actuellement réalisée pour connaître son éventuelle hétérogénéité sur le site. Cela permettra aux gestionnaires de prendre des décisions concernant l’exportation des matières organiques (préservation d’un milieu calcaire et pauvre en matières organiques, qui accueille une diversité liée à ce milieu ou intervention minimum avec évolution de l’écosystème vers des milieux fermés : jardin en mouvement). Cette analyse portera aussi sur les micro-organismes du sol.

    Il n’y a aucune zone de sol à nu, hormis les allées en sous-bois, sur lesquelles le passage supprime naturellement et inévitablement la végétation. (tout apport de paillage ou BRF enrichirait le sol en MO et risquerait d’apporter des graines extérieures). Il n’y a pas de risques majeurs pour le sol, celui-ci est très compact, végétalisé de plusieurs strates qui le maintiennent en place. Aucune imperméabilisation du sol, hormis les escaliers à l’entrée, qui sont en pierres naturelles et abritent des espèces rupicoles et des lézards.

    Des tests sont effectués ponctuellement sur des petites surfaces de sol : mise à nu de la roche calcaire et observation des espèces qui s’y développent. (plantes spécialistes des sols calcaires ou de sols secs comme le sainfoin cultivé, qui est assez rare)

    Il n’a pas d’apports de matières organiques, ni minérales, pas de travail du sol, pas de désherbage.

    Des études de sol ont été menées en 2015 dans le cadre du projet SERVEUR réalisé par les Université de Tour et d’Orléans qui avait pour objectif de quantifier les rendus écosystémiques rendus par les jardins publics.


    Eau

    Pas d’arrosage, pas de réseaux, aucun apport. Étant donné que les végétaux ne sont pas plantés mais spontanés, il n’y a pas besoin d’arroser à la plantation.

    Faune / Flore

    Un inventaire de base a été réalisé en 1993, à la création du jardin par une association locale (Nature 18). Un deuxième inventaire vient d’être effectué ce mois-ci. (Juin 2014)

    Les espèces ordinaires ou plus rares, liées aux particularités du milieu sont connues des gestionnaires et localisées par des petits tuteurs discrets. (Anciennement un affichage de ces espèces avait mené à leur destruction)

    Il n’y a pas de traces de dégradation par des animaux nuisibles. Il n’y a pas besoin d’abri à insectes car le milieu propose des micro-habitats et abris variés (bois mort, végétaux diversifiés : Apiacées, Asteracées, Rosaées…) et la fauche à lieu en hiver. Beaucoup d’insectes sont facilement observables sur le site. (Coléoptères, diptères, hyménoptères, diptères…)

    Le jardin n’est constitué que de plantes spontanées, de tous types biologiques (sauf les arbres et arbustes mais ils restent indigènes), la plupart étant des espèces locales et adaptées au site. Le renouvellement végétal se fait naturellement.

    Il y n’y a pas d’opérations de désherbage ni de ramassage de feuilles ou de traitements. La taille se limite aux questions de sécurité (en février, hors saison de nidification). Les fauches sont annuelles (En février) et des îlots-refuges sont conservés pour la flore servant aussi d’abri à la faune.

    Les déchets verts sont valorisés à l’échelle de la ville (Pour les particuliers) par une entreprise de propreté et à l’échelle des espaces verts sur la station de compostage municipale.

    Un inventaire faunistique va être réalisé cette année en 2017 fin mai début juin en partenariat avec l’ONCFS : toute la faune du jardin va être inventoriée.

    Université de Tour et Orléans a fait un inventaire des insectes en été 2015 pour caractériser et quantifier les peuplements d’insectes, dans le cadre du projet SERVEUR.

    Au niveau de la flore, inventaire est réalisé tous les ans depuis 5 ans.

    Sur la partie du Jardin pelouses sèches, exportation pour conserver les caractéristiques des milieux et sur les autres parties boisées, c’est exporté.


    Matériaux & mobiliers / Matériels & engins

    Il existe un inventaire des matériels et engins, avec leur état, le type d’énergie utilisée, ainsi qu’un suivi des consommations de carburants sur les deux dernières années.

    La ville investit dans du matériel et des engins électriques, pour remplacer une partie du parc existant. En ce qui concerne la fin de vie du matériel, les machines usées mais fonctionnelles, sont revendues, tandis que les pièces des machines qui ne fonctionnent plus sont récupérées pour en réparer d’autres (Mécaniciens dans le service).

    Un bilan carbone à été effectué en septembre 2005.


    Il existe un inventaire des matériels et engins, avec leur état, le type d’énergie utilisée, ainsi qu’un suivi des consommations de carburants sur les deux dernières années.

    La ville investit dans du matériel et des engins électriques, pour remplacer une partie du parc existant. En ce qui concerne la fin de vie du matériel, les machines usées mais fonctionnelles, sont revendues, tandis que les pièces des machines qui ne fonctionnent plus sont récupérées pour en réparer d’autres (Mécaniciens dans le service).

    Un bilan carbone à été effectué en septembre 2005.


    Formations

    Les formations sont établies annuellement selon un plan de formation, réalisé à partir d’entretiens individualisés en fin d’année. Toutes les catégories ont été abordées une ou plusieurs fois (différents sous thèmes), mise à part la structure du site (Gestion différenciée, plan de désherbage).

    Une communication sera mise en place en interne et auprès des élus après le renouvellement de la labellisation EcoJardin (comme cela avait été déjà le cas en 2014 lors de la labellisation du jardin).

    Des réunions de travail sont organisées régulièrement au niveau des équipes Espaces Verts de la Ville.


    Public

    Des visites sont organisées dans les espaces verts et naturels de la ville (visites guidées, visites en vélo sur la biodiversité, journées de sensibilisation…).

    Le patrimoine arboré est suivi régulièrement : dès que les jardiniers observent du bois mort ou malade, une marque à la bombe est effectuée sur celui-ci, afin que les élagueurs interviennent durant la période appropriée.

    Il n’y a pas de problèmes de propreté sur le site, mais si celui-ci est amené à accueillir plus de visiteurs (communication sur le jardin, label…), de nouveaux choix en matière de propreté permettront d’éviter une dégradation de cette qualité sanitaire.

    Le grand public n’est pas convié aux travaux et relevés, mais des associations locales et des structures de réinsertion sont invitées à y prendre part.

    Une étude a été menée en 2016 par deux étudiants de l’IUT de Bourges et a notamment permis de suivre la qualité de l’accueil sur le parc.

    Des informations pédagogiques sont en cours de mises en place : des pierres à l’entrée du jardin ont été installées et seront prochainement le support de 3 panneaux d’information. Le concept du jardin en mouvement y sera expliqué, ainsi que son historique. Le dernier panneau informera les usagers sur la faune et la flore présente.

    En octobre 2016, un projet participatif a débuté avec l’ensemble des habitants du Val d’Auron : le « Jardin Poétique » menée par l’Association les Mille Univers, avec comme épicentre le Jardin de Lazenay. Conférences et visites commentées avec Gilles Clément, balades commentées du jardin, expositions temporaires d’artistes.

    Un photographe professionnel prend des photos à différentes saisons pour montrer l’évolution et un documentaire est en train d’être tourné.

    Un herbier est en train d’être créé avec l’équipe technique du jardin, toujours dans la démarche du Jardin Poétique : il sera donné au muséum une fois fini.


    Localisation

    165 Rue de Lazenay
    18000 Bourges
    France

    Galerie photos