• Ce site est composé de 7 squares dont la plupart ont été créés entre 1927 et 1936 comme le square Louise Michel (25488m²), le square Nadar (1100m²), le square du Mont Cénis (875m²) et le le square Jehan Rictus (1266m²). Le square Marcel Bleustein-Blanchet dit le Parc de la Turlure (4715m²) a été réalisé quant à lui en 1988. Font aussi partie du site le square des Arênes de Montmartre (875m²) et le square des Abesses (461m²)

    Structure du site

    Le site fait l’objet d’une gestion écologique adaptée aux différentes strates végétales et aquatiques. Le gestionnaire favorise l’implantation de plantes indigènes et proscrit l’utilisation de produits chimiques sur le site.

    Le site fait également l’objet de différentes démarches de gestion prenant en compte l'environnement : Méthode d'irrigation raisonnée MIR, Soins aux végétaux (politique de réduction des pesticides - 2002), application de la gestion différenciée (depuis 2007), labellisation écologique parisienne.

    Ce site touristique étant très fréquenté, le gestionnaire a mis en place plusieurs mesures pour préserver la qualité écologique du site : limitation des grandes manifestations sur site, canalisation de la fréquentation par l’installation de barrières pour laisser des pelouses ou des plantations de massifs au repos, plantations d'arbustes pour éviter le passage.

    Les aménagements paysagers s'appuient sur les aménagements historiques réalisés par Alphand (site classé). Le site se découpent en deux parties : une partie française maîtrisée (plus on se rapproche du Sacré-Coeur) et une partie plus libre. Les terrains en pente rendent la gestion mécanique impossible sur certains secteurs et joue également sur les aménagements paysagers. Ceux qui entraineront moins de gestion pour les jardiniers et limiteront la production de déchets (difficulté d'accès pour les bennes) seront privilégiés.


    Sol

    Le gestionnaire réalise une analyse du sol tous les 5 ans sur l’ensemble du site qui permet de définir les besoins des différentes strates végétales en termes de fertilisation (amendements organiques et minéraux). Les apports de paillage et de compost sont ainsi calculés en fonction de ce plan de fumure (paillage environ tous les 3 mois).

    Une étude du sol du jardin Louise Michel est également en cours en raison des mouvements de terrain observés (square situé sur une carrière de gypse). Elle permettra de définir les travaux de consolidation et éviter les infiltrations d'eau.

    Le gestionnaire a clairement identifié les risques présents sur les sols de ce site et mis en place différentes mesures pour les pallier :


    • Mouvement de terrain sur la partie haute du jardin Louise Michel : étude en cours pour réaliser des travaux de consolidation, avis des carrières pour l'aménagement de grosses structures dans le cadre de manifestations, limitation des manifestations sur ce site.

    • Pollution des sols par les déchets : renforcement des équipe propreté.

    • Fréquentation : paillage déposé régulièrement sur les massifs arbustifs traversés, pelouses protégées par des barrières pour les mettre au repos, réaménagements par paliers prévus sur certains massifs arbustifs pour limiter l'érosion liée au passage.

    • Erosion : plantations de vivaces et autres plantes couvre-sols.

    La ville de Paris possède une politique d’achat responsable pour les substrats, terreaux, terre végétale et éléments minéraux qui intègre des critères environnementaux dans les cahiers des charges.


    Eau

    Les jardins Louise Michel, Marcel Bleustein-Blanchet, Abesses, Jean Rictus sont arrosés la nuit par un système automatisé. Les jardins des Arènes et Mont Cénis sont quant à eux arrosés ponctuellement pour les plantations. Le grand talus du jardin Louise Michel n'est pas arrosé.Un relevé mensuel est réalisé sur l’ensemble des compteurs divisionnaires. Une vérification hebdomadaire des fuites est réalisée sur le réseau par Eau de Paris, complétée par la permanence de fontainiers qui surveillent les fuites sur le site après la fermeture des services. Ils coupent le  réseau si besoin et préviennent les équipes du site.L'arrosage est programmé par le système MIR+ (Méthode d'irrigation raisonnée) qui calcule les besoins des végétaux en fonction de l'évapotranspiration et de la pluviométrie. Le site n’est pas arrosé le week-end.Plusieurs méthodes préventives sont mises en place par le gestionnaire pour limiter l’arrosage : paillage et compost étalés sur les massifs d'arbustes, plantation d’arbustes rampants et de vivaces de sous-bois.

    Faune / Flore

    Le gestionnaire favorise la mise en place d’une palette végétale diversifiée intégrant des plantes indigènes et des plantes à intérêt écologique (vivaces et arbustes). Le gestionnaire associe aux collections saisonnières des plantes vivaces.

    Le gestionnaire a aménagé des zones prairiales sur le jardin Louise Michel sur lesquelles des fauches tardives sont réalisées. Le gestionnaire pratique également des techniques d’appauvrissement du sol pour diversifier les espèces sur ces zones.

    Le gestionnaire intervient peu sur les arbres (élagage de mise en sécurité) et sur certains massifs arbustifs (partie du site en développement plus libre).

    Des actions préventives évitant le désherbage sont mises en place sur le site : paillage, plantes couvre-sols, zones laissées enherbées. Le désherbage est manuel sur la totalité du site.

    Le gestionnaire possède une bonne connaissance de la biodiversité présente sur le site. Les jardiniers réalisent des observations quotidiennes qui sont centralisées dans une fiche synthétique et également transmises à l'Agence d’Ecologie Urbaine. Une association réalise des sorties avec des scolaires pour observer les insectes dans le passage des Abesses tous les mercredis. Les données intéressantes sont remontées aux équipes du site.

    Les déchets verts sont valorisés sur le site (tondeuses à kit mulching, plateforme de compostage).


    Matériaux & mobiliers / Matériels & engins

    Les matériels et engins du site sont inventoriés et leurs consommations de carburant sont suivies.

    La ville de Paris possède une possède une politique d’achat responsable pour les matériels et engins qui intègre des critères environnementaux.

    La ville de Paris a réalisé une cartographie et des inventaires des pollutions sonores dans le cadre du Plan bruit et des émissions de gaz dans le cadre du Plan climat. Le gestionnaire a défini des horaires d’interventions et utilise des souffleuses avec silencieux pour éviter les nuisances sonores.


    Les matériels et engins du site sont inventoriés et leurs consommations de carburant sont suivies.

    La ville de Paris possède une possède une politique d’achat responsable pour les matériels et engins qui intègre des critères environnementaux.

    La ville de Paris a réalisé une cartographie et des inventaires des pollutions sonores dans le cadre du Plan bruit et des émissions de gaz dans le cadre du Plan climat. Le gestionnaire a défini des horaires d’interventions et utilise des souffleuses avec silencieux pour éviter les nuisances sonores.


    Formations

    La ville de Paris a mis en place un plan de formation intégrant des thématiques écologiques. L’ensemble des items Ecojardin a été abordé par les agents du site lors de formations, excepté « Equipements et matériaux/Matériels et engins ».


    Public

    De nombreuses actions de sensibilisation du public à l’écologie et la biodiversité sont mises en œuvre par les équipes du site : visites guidées par des conférenciers, panneaux d’informations, étiquetage des plantes, observation des insectes avec les scolaires, interventions des jardiniers dans les écoles pour les sensibiliser aux pratiques de gestion qu'ils mènent.

    Les  équipes de nettoyage sont renforcées sur ce site très fréquenté par les touristes. 


    Localisation

    6 place Saint Pierre
    75018 Paris
    France

    Galerie photos

    photos

Sites du même gestionnaire