• La labellisation écojardin concerne les espaces verts du siège sociale de l'entreprise du paysage 'Marcel Villette'. Les espaces verts attenant aux bureaux ont un rôle de 'showroom' présentant un échantillon des savoirs faire de l'entreprise. La parcelle est de 7000 mètres carrés, les espaces verts sont d'environ 1300 mètres carré.

    Structure du site

    Le site fait l’objet d’une gestion écologique adaptée aux différentes strates végétales (plan de gestion différenciée et fiches d’intervention détaillant les opérations lié). Le gestionnaire proscrit l’utilisation de produits chimiques sur le site.

     

    Les objectifs paysagers et ambiances recherchées sont clairement identifiés et documentés dans la notice paysagère.

     

    Des mesures ont été mises en place à la fois pour limiter l’impact des usages sur la qualité écologique du site (canalisation des cheminements par la mise en place de dalles en pas japonais, mise en place de ganivelles pour éviter les stockages « sauvages » sur les espaces végétalisés), mais aussi pour intégrer le site dans les trames biologiques locales, le site étant notamment situé à proximité du parc départemental des Chanteraines, (alignements d’arbres en bordure du site, diversification des strates végétales, réflexions pour la plantation d’espèces végétales d’intérêt pour la faune, végétalisation du pied de mur en devanture du site par un semis d’espèces herbacées caractéristiques des milieux prairiaux…).

     

    Une concertation a été engagée entre les différents partis qui a abouti à la rédaction de la politique générale de l’entreprise en faveur du maintien et du développement de la biodiversité.

    De manière globale, il a été constitué une collection documentaire conséquente détaillant les pratiques de gestion, de suivis de la biodiversité ou encore de politique générale. Cette action permettra de pérenniser la démarche engagée par le gestionnaire sur le site.

     

     

    Sol

    Les caractéristiques des sols sont connues par le gestionnaire, celui-ci étant composé de terres rapportées. Une analyse des sols a par ailleurs été réalisée en 2018.

     

    Les zones de sols à nu sont proscrites et recouvertes par du paillage ou des plantes couvre-sols. Lorsqu’un usage identifié sur site présente un risque d’érosion, de compaction ou encore de pollution pour les sols, des actions correctives sont réalisées par le gestionnaire. Des solutions ont ainsi pu être apportées afin d’éviter le stockage de matériaux au sol ou encore le passage des véhicules sur les espaces engazonnés.

     

    Aucun apport n’est réalisé mis à part le mulch et le paillage.

     

    La flore spontanée est tolérée sur les surfaces minérales. Les opérations de désherbage se basent uniquement sur des méthodes mécaniques et manuelles.

     

     

    Eau

    Il a été mis en place sur le site un système de récupération des eaux de pluie en toiture avec une cuve enterrée qui alimente le réseau d’arrosage. Cette installation est couplée avec un bypass relié au réseau d’eau potable afin d’anticiper les manques d’eau liés aux épisodes de sécheresse. Un compteur divisionnaire permet de suivre la quantité d’eau potable qui est utilisé en complément des eaux pluviales. Un pluviomètre et une sonde d’humidité reliée au programmateur permettent d’adapter l’arrosage aux conditions climatiques.Les systèmes d’irrigation sont adaptés aux strates végétales (tuyère sur la pelouse de l’espace « vitrine », systèmes de goutte à goutte dans les massifs).Les végétaux sont groupés selon leur besoin en eau. L’arrosage est programmé en conséquence selon les besoins en eau de chaque communauté végétale.L’irrigation est programmée sur horaire nocturne, durant les heures de moindre évaporation.Les évidences de fuites sont surveillées quotidiennement par les équipes de gestion. Le suivi du compteur permet aussi de surveiller les consommations anormales et un prestataire intervient afin de vérifier l’étanchéité du système après l’hivernage des réseaux.Une noue paysagère, dont la conception originale a dû être modifiée en raison de l’implantation du site sur l’emprise d’une ancienne usine et de l’ancienne base-vie du tramway. En effet, le site préexistant était fortement minéralisé. Les dalles béton ont imposé des contraintes qui ont notamment forcé les concepteurs à adapter l’aménagement, notamment au niveau de la noue paysagère qui a vu sa conception modifiée en conséquence. 

    Faune / Flore

    Le site présente des habitats diversifiés au sein desquels toutes les strates végétales sont représentées. Des prairies fleuries ont été semées sur le site. Il est envisagé de mettre en place une prairie naturelle non semée laissant s’exprimer la banque de graines du sol. Les végétaux à intérêts écologiques sont privilégiés en prenant en compte les interactions faune/flore.

    Il est réalisé un désherbage strict sur les espaces « vitrines » du site, cependant, la pression d’entretien est allégée sur les espaces techniques du fond du site permettant l’expression de la flore spontanée.

     

    Le site étant récent, les inventaires réalisés depuis 2014 constituent l’inventaire initial de la biodiversité. Le gestionnaire étend actuellement les inventaires à différents taxons pour lesquels des fiches de relevés ont été formalisés.

     

    La flore horticole et la flore spontanée du site ont ainsi été recensés de façon exhaustive, tout comme l’avifaune ainsi que les hyménoptères et lépidoptères. A la date de l’audit, des planches à escargots avaient été mises en place en vue d’un inventaire des mollusques du site. L’inventaire de la flore horticole a été l’occasion pour le gestionnaire de passer en revue l’intérêt mellifère de la palette végétale actuelle.

    De plus, l’observation et le recensement des hyménoptères est envisagée par le gestionnaire comme l’occasion de constater les carences en fleurissements sur le site et d’adapter les plantations en faveur du développement de la diversité spécifique des hyménoptères qui visitent le site.

    Ces travaux de suivis naturalises sont progressivement déclinés auprès des équipes de gestion.

     

    Le protocole de sciences participatives Birdlab est mis en place sur le site (mise en place de mangeoires pour observation des oiseaux). 

     

    Une plateforme de compostage a été mise en place. Un protocole de compostage a été établi et un document formalisé à destination des clients et des équipes dirigeantes qui détaille l’utilité, les bénéfices et les principes du compostage.

    Les espèces invasives sont suivies. Des individus de Vergerette du Canada et de Séneçon du Cap ont été recensés et sont gérés afin de limiter leur propagation voire de les éradiquer sur site.

    Les populations d’animaux nuisibles sont suivies et gérées en fonction des problèmes rencontrées.  Des perruches à collier ont notamment été recensées sur le site.

    Il a été mis en place deux hôtels à insecte, quatre nichoirs à oiseaux ainsi qu’un muret de gabions, favorable aux reptiles.

    Les tailles sont raisonnées et réalisées au sécateur afin de limiter l’ampleur des opérations. Le désherbage est réalisé de façon manuelle. De manière globale, les pratiques de gestion sont adaptées afin de les adapter aux rythmes biologiques de la faune et de la flore.

    Le gestionnaire se fournit auprès de pépinières certifiées « Plante bleue », et la politique globale intègre des exigences environnementales pour les achats et la production de plantes et semences.

     

     

    Matériaux & mobiliers / Matériels & engins

    Le patrimoine est inventorié et suivi par le gestionnaire du site.

    L’entreprise Marcel Villette possède une politique d’achat responsable pour les équipements, matériaux et produits d’entretien qui intègre des critères environnementaux dans les cahiers des charges.

    Les systèmes d’éclairage sont programmés de manière à être adaptés aux usages du site et à éviter les pollutions lumineuses (allumé de 6h à 8h le matin et de 18h à 21h, adaptation en fonction des horaires de lever et de coucher du soleil). L’éclairage est rationnalisé et pensé de façon à n’éclairer que la surface utile.

    Les matériels et engins du site sont inventoriés et leurs consommations de carburant sont suivies.

    Une politique d’achat responsable pour les matériels et engins qui intègre des critères environnementaux a été mise en place.

    Un inventaire du matériel a été formalisé avec un plan de renouvellement vers des équipements en matériaux durables. L’entreprise s’est procurée du matériel électrique qui est mutualisé entre différents sites. Le matériel thermique en fin de vie est remplacé, lorsque des alternatives adaptées aux besoins sont disponibles à l’achat, par du matériel électrique. Le matériel portatif (souffleur, débroussailleuse) est électrique, une tondeuse électrique. Les déplacements se font exclusivement à pied sur le site aux vues de la faible surface à gérer et de la présence du matériel de gestion sur site.

    Des mesures ont été mises en place afin de réduire les nuisances acoustiques provoquées par l’activité de la société.

    Formations

    Il est mis en place un entretien individuel annuel permettant d’évaluer les besoins et de mettre en place un plan de formation adapté au développement des compétences et des connaissances des équipes de gestion. Tous les items EcoJardin ont été abordés dans les formations.

    Un agent a été formé au protocole Florilèges, a participé aux formations Hydrosphère (pour reconnaissance des espèces aquatiques). Les formations aborde la gestion des sols, la gestion différenciée (et notamment sur les aspects d’éco-pâturage), etc.

     

     

    Public

    Le site étant plutôt destiné à accueillir les clients et les partenaires, l’accueil du public n’est pas comparable à celui constaté dans un parc ou un square destiné à l’accueil du grand public. Il est cependant mis en place des affichages à destination pédagogique (notamment devant les mangeoires installés durant l’opération Birdlab) et une communication est assurée en interne à propos des pratiques de gestion du site.

    Les sciences participatives permettent l’implication des salariés et leur sensibilisation à l’écologie.

    La mise en place d’un jardin partagé est envisagée sur le site. Ce potager servirait notamment à la culture d’herbes aromatiques destinés à la consommation par les salariés.

    Affichages mis en place et échanges sur le temps de travail afin d’informer les usagers de la démarche et des objectifs des aménagements et pratiques de gestion mises en place.

     

     

    Localisation

    62, AVENUE DU VIEUX CHEMIN DE SAINT-DENIS
    92230 GENNEVILLIERS
    France

    Galerie photos