• Petite coulée verte reliant le Pré-Saint-Gervais a la périphérie du centre ville

    Structure du site

    Aucun produit phytosanitaire n’est utilisé sur ces espaces verts.

    Les objectifs paysagers de ces sites sont connus et respectés par le gestionnaire lors des remaniements. En opposition aux logements situés en face, la promenade casse les codes urbains classiques pour venir s’intégrer aux murs en pierre de meulière du cimetière.

    Des stop-roues ont été installés afin de préserver la promenade du stationnement des voitures.

    Sol

    Les sols à nu sont proscrits sur l’ensemble des espaces-verts. Si l’absence d’un couvert est permise, il l’est uniquement le temps de l’exécution de missions d’entretien courante (manque de paillage ou végétaux mort en attente de remplacement comblé par du paillage le cas échéant).

    Les risques majeurs ont été évalués lors de la mise en place de la gestion différenciée.

    A ce titre, il a été relevé que :

    - La terre ne doit pas être à nu ;

    - La circulation routière doit être proscrite sur les sols non prévus à cet effet et des stop-roues ont été installés à cet effet ;

    - Aucun épandage de sel ne doit être réalisé de ce côté de la rue.

    Afin de préserver au mieux les sols, les apports en matière organique restent les seuls apports permis sauf nécessité absolue (lors de travaux de création). La fréquence des apports en paillage (type BRF) dépend uniquement de la nécessité du site. Le paillage est renforcé en fonction de la décomposition de la précédente mise en place et/ou des possibles mouvements de ce dernier en fonction des taches d’entretien.

    Le volume de déchets verts exporté non valorisé d’une part, le besoin croissant de paillage en matière organique d’autre part, le service a investi dans un broyeur fonctionnement sur la prise de force d’un tracteur afin de produire en régie le maximum de paillage et limiter les importations extérieures de ce type de produit (importé par le bailleur en élagage et dont les engagements éco-environnementaux sont pris en compte à l’attribution du bail). De manière générale, cette démarche de production en régie vise à limiter les importations et exportations et les impacts carbones de telles pratiques (déplacement et brûlage).

    Le désherbage manuel au couteau en massif a été retenu et des actions de communications avec les usagers lors de rencontres dédiées a permis l’acceptation de l’apparition temporaires des adventices sur les espaces-verts.

    Eau

    Il existe sur le site un plan de recollement permettant d’identifier l’ensemble des réseaux. Le logiciel fusion prévient par alerte mail en cas de fuite. Chaque site équipé d’un point d’eau (arrosage et point d’eau potable) est équipé de compteurs et de relevés compteurs.

    Un ensemble de technique est mise en place pour limiter l’évaporation des sols et limiter l’arrosage :

    - Paillage organique

    - Plantes couvre-sol (hedera, epimedium, persicaria affinis, liriope…).

    Le choix de la palette végétale ‘’pantinoise’’ a été pensé en fonction du climat. Les trames de plantations se font par groupements d’espèces aussi bien pour les arbres, que les arbustes ou les vivaces. Par principe les strates arborée et arbustive sont arrosées la première année à l’implantation. Les fréquences d’arrosage ont été définies comme suit (hors précipitations et arrosage automatique) :

    - Arbres : tous les 14 jours (la 1ère année) ;

    - Arbustes : tous les 7 jours (la 1ère année) ;

    - Vivaces et annuelles : tous les 2 à 3 jours.

    La promenade de la rue jules Auffret a un arrosage automatique an goutte-à-goutte servant à pallier les faibles réserves utiles du sol en milieu urbain. L’arrosage est programmé entre 00h00 et 5h30, aux heures les plus fraîches.

    Faune / Flore

    Si le suivi de la faune est un domaine particulier qui nécessite une connaissance particulière, un processus de formation concernant la faune impliquant plusieurs agents se met en place progressivement. Ainsi, le service organise un suivi de la vie lombricienne. A défaut de pouvoir suivre la vie faunistique des espaces-verts de Pantin, le gestionnaire met tout en œuvre pour créer une dynamique au niveau faune.

    En effet, la biodiversité au sens large du terme n’est que partiellement valorisée dans le sens où un énorme travail sur le choix des végétaux est réalisé afin de diversifier la palette végétale pour favoriser la vie faunistique. Fort de sa connaissance végétale, les espaces-verts de Pantin ont cherché à maintenir, d’abord, et développer, ensuite, la diversité floristique. L’effort s’est porté sur l’élargissement de la palette végétale à fort potentiel écologique : mellifère, nectarifère, fructifère. Les végétaux choisis à la plantation où au renouvellement le sont toujours dans une gamme de végétaux dits ‘’indigènes’’.

    Afin de maintenir et développer, au large, l’ensemble de la biodiversité des sites, faune et flore communes, rares, menacées ou protégées. Le gestionnaire a déjà mis en place diverses actions de protection :

    - Arbres et arbustes en taille raisonnée;

    - Plantation de Graminées qui fournissent des zones refuges, notamment en hiver ;

    - Mise en place d’hôtels à insecte.

    Aucun produit issu de la chimie de synthèse n’est utilisé. Un ensemble de techniques sont mise en œuvre afin de limiter le désherbage en fonction de la spécificité du site.

    Matériaux & mobiliers / Matériels & engins

    L’ensemble du mobilier urbain est inventorié et classé en deux entités particulières (le pôle Espaces-Verts et le pôle Domaine public.  L’ensemble du mobilier urbain est contrôlé, entretenu et remplacé par les équipes en régie.

    Les équipements installés répondent à des exigences éco-environnementales de fabrications spécifiées dans le CCTP. Ces exigences se retrouvent également pour l’ensemble des produits d’entretien que la collectivité utilise mais également dans l’achat des matériaux. Les fournitures en bois répondent également à des exigences de traçabilité (SFC et PEFC).

    La collectivité a procédé aux changements de toutes les ampoules des mats d’éclairage dont elle a la charge afin de réduire sa consommation en énergie et favoriser la trame sombre.

    Le mobilier urbain répond aux chartes graphiques et environnementales présentées en politique globale.

     

    L’utilisation du matériel est mutualisée entre les sites. La transversalistion des missions de tonte, élément clé de la gestion différenciée a permis la centralisation du matériel thermique afin d’éviter des pratiques récurrentes non pertinentes. Les affectations de matériel sont faites par équipe et non par site. Chaque équipe possède son propre inventaire de matériel et d’outillage.

    Le garage municipal, ayant la charge de l’entretien et suivi du matériel, gère les consommations de carburant et d’huile de l’ensemble des véhicules et engins. Le renouvellement du matériel permet l’acquisition de matériel automobile de nouvelles générations moins consommateur de carburant et moins polluant. Ces achats répondent aux engagements du plan climat de Pantin.

    Le matériel en fin de vie est proposé à la revente en ligne via une plateforme dédiée aux reprises des collectivités.

    Un bilan carbone des services de la ville de Pantin a été fait. Au-delà de ce bilan carbone général, par délégation du gestionnaire du service espaces-verts de Pantin, un bilan carbone simplifié a été effectué sur le parc du matériel, engins et véhicules du service espaces-verts.

    Afin de limiter les nuisances qu’occasionnent les opérations de maintenances, des dispositions ont été prises :

    - Quasi abandon des tailles structurées sur les arbres et les arbustes ;

    - Développement progressif de 2012 à 2019 du matériel électrique.

    Le mobilier urbain répond aux chartes graphiques et environnementales présentées en politique globale.

    Formations

    Inscrit dans une démarche de professionnalisation, les agents vont en formation selon un plan pluriannuel de formation qui est demandé lors des entretiens annuels. En revanche, les formations à orientation éco-environnementale étant de plus en plus solliciter, le plan de formations s’étalent de par le fait sur un plus long planning que le souhaiterait le gestionnaire.

    Public

    Le public, étant la cible prioritaire des aménagements sur le territoire qu’elle qu’en soit la nature est toujours solliciter par la voie de la démocratie participative. Les doléances relayer par voie de mail ou de l’application ‘’libr’air’’ font l’objet d’une réponse personnalisée.

    Les échanges lors de manifestations sont privilégiées avec le public et leur sont destinées prioritairement (semaine du développement durable, ballade urbaine…). Le public fait l’objet d’une attention particulière lorsqu’il interpelle les agents durant l’exécution de leur mission afin que ces derniers puissent les renseigner et leur expliquer la démarche générale du service.

    Le site internet de la ville, en particulier, présente les différentes actions de sensibilisation que la ville met en place. De plus dans le journal local, lors de sujet espaces-verts, une explication est toujours fournie pour sensibiliser les usagers aux différents aménagements.

    Lors de travaux de réaménagements, la ville communique via des ‘’lettres info riverains’’ mais également avec des panneaux informations sur chantier présentant les détails des aménagements.

    Des réunions publiques ainsi que des ‘’votes’’ sont réalisés en amont pour présenter différents projets afin que les aménagements soient au plus près des attentes des usagers. Les aménagements sont soumis à l’approbation majoritaire des riverains mais depuis peu une nouvelle action, le budget participatif, incite les usagers à être acteurs de leur ville.

    Localisation

    56 rue jules auffret
    93500 PANTIN
    France

    Galerie photos