Orléans conduit à cet effet une démarche multifonctionnelle et transversale qui vise à connaitre, développer et maintenir la nature en ville.

Inventaires et suivis de la biodiversité en ville sont réalisés sur 16 sites remarquables du territoire depuis 2010 (soit 600 ha), en partenariat avec les acteurs locaux de la connaissance du patrimoine naturel. Le Muséum d’Orléans, pilote de ces études, et Loiret Nature Environnement disposent de données sur une durée de 60 ans, caractérisant l’évolution des espaces verts et des espèces sauvages qualitativement et quantitativement.

Pour répondre au défi climatique, la place du végétal en ville est primordiale.  Toute une série d’actions est donc déployée, de la conception à la gestion des espaces publics, pour favoriser la nature en ville et en maximiser les bienfaits.

Une large place est ainsi faite à la végétation afin de réguler le climat local et d’améliorer la qualité de l’air, créant une ambiance atmosphérique satisfaisante pour la santé. C’est pourquoi des arbres sont plantés partout où cela est possible dans le cadre des projets de quartiers ou lors des réaménagements, pour constituer des îlots de fraicheur. Des bâtiments récents ont été construits avec des toitures ou des façades végétalisées (complexe sportif et médiathèque à la Source, écoles Pauline Kergomard et Olympia Cormier…). A l’instar de ce qui a été réalisé pour la deuxième ligne de tramway, des plantations résistantes à la sécheresse et peu allergisantes sont privilégiées.

Depuis cinq ans, l’espace public est géré sans produit phytosanitaire. Dans une logique de développement durable, des solutions alternatives sont mises en place : gestion différenciée, désherbage manuel et thermique, plantation de prairies fleuries, de plantes grimpantes et de couvres sols, entretien et renouvellement du patrimoine arboré (Charte de l’arbre), gestion raisonnée des cimetières et des terrains de sport, Protection Biologique Intégrée, gestion alternative des eaux pluviales, opération « Embellissons nos murs » (végétalisation participative avec les habitants) et jardins partagés… Du pastoralisme urbain est à l’étude.

Par ailleurs, à travers le PLU, Orléans affirme son identité de ville-jardin tout en maîtrisant son développement urbain. Le PLU intègre des dispositions visant d’une part à la réduction des consommations d’énergie, et d’autre part à l’adaptation aux changements climatiques et à leur atténuation. Des leviers sont actionnés permettant de renforcer la prise en compte du développement durable, de matérialiser la trame verte et bleue en « pas japonais » et de préserver la nature en ville, notamment par « l’emprise jardin » (coefficient de biotope) et par la protection des cœurs d’îlots.

En cela le PLU d’Orléans, approuvé en 2013, préfigurait la loi ALUR de 2014.

Ces dispositifs innovants viennent s’ajouter à des outils plus classiques (EBC, protection des arbres isolés, zonage).

Lors d'opérations de développement urbain, les continuités écologiques entre les parcs ou espaces de nature sont identifiées et prises en compte, afin d'être préservées, voire développées.

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