• site labellisé

    Créé en 1968, l'Établissement était à l’origine un Collège agricole féminin. Du fait de son expansion, son appellation juridique a changé. Il est devenu un Lycée d’Enseignement Professionnel Agricole (LEPA) en 1978, puis un Lycée d’Enseignement Général et Technologique Agricole (LEGTA) en 1992. Parallèlement, des formations par apprentissage ont été mises en place dès 1987 pour aboutir à la création d’un Centre de Formation d’Apprentis (CFA) en 1995. Depuis 2015, une section pour adultes s'est ajoutée à l'offre de formation avec un BP Aménagements Paysagers et un BPA Travaux d'aménagements Paysagers en écojardin. L'ensemble des thèmes de formations : horticulture, paysage, animalerie, fleuristerie, commerce agro-alimentaire. La plupart étant proposées du CAP au BTS. Aujourd'hui l'établissement compte plus de 300 étudiants en formation initiale et environ 250 dans le cadre d'un apprentissage, auxquels s'ajoutent les 20 stagiaires de la formation adultes. Grâce à l’implication des enseignants, de nombreux projets d’élèves sont mis en œuvre, notamment d’animation du milieu local création d’un jardin “Jardin des saveurs et des senteurs”, animations dans les écoles, la Fête des Plantes. Le cadre qui compte 7 ha est largement végétalisé d'arbres variés, de massifs diversifiés composés d'arbustes et qui invitent toujours davantage de plantes vivaces, de graminées, de plantes bulbeuses. Les paillages et plantes couvre-sol ont remplacé les fastidieux désherbages et surtout les herbicides. De grandes surfaces engazonnées encadrent les plantations et les projets de prairie naturelle et poulailler autour des ruchers sont en cours de réflexion. Le point fort de l'aménagement végétal est sans conteste le Jardin des Saveurs et des Senteurs (JSS), implanté sur 1,8 ha qui fait l'objet de nombreuses études et attentions et s'ouvre périodiquement à la visite du public.

    Structure du site

    Un plan de gestion différenciée, auquel est rattaché une cartographie de zonage, revue en 2018 (et destiné à être retravaillé par l’équipe pédagogique en collaboration avec les élèves) a été établi avec 4 codes de gestion, en tâchant d’appliquer sur chacun de ces codes d’appliquer une gestion différenciée :

    • Code 1 : jardin structurés et/ou fleuris ;
    • Code 2 : Jardins d’accompagnement ;
    • Code 3 : Jardins champêtres ;
    • Code 4 : zone naturelle.

     

    Chacun des codes de gestion détaille la nature des travaux, la fréquence et les matériels et engins à utiliser pour gérer chacune des entités paysagères qui composent les espaces verts.

     

    La gestion du site est organisée de manière hebdomadaire par les enseignants et formateurs qui évaluent les besoins en interventions.

     

    En termes d’intention paysagères, le lycée agricole du Merdrignac a fait l’objet d’extensions progressives et s’est petit à petit composé d’une mosaïque de milieux, dont 1/3 sont composés de surfaces imperméables, dédiés aux espaces pédagogiques au logement des étudiants ou encore aux zones techniques. Le Jardin des saveurs et des senteurs est un espace privilégié qui a été aménagé et zoné selon différentes thématiques. Celui-ci est en cours de réaménagement sur la thématique du jardin gourmand.

    Le parc est aménagé selon une thématique temporelle : du jardin médiéval vers le jardin nourricier en passant par les espaces de boisements et de prairies.

     

    Les entrées et abords du lycée sont composés d’espaces plus horticoles et font l’objet d’une gestion plus soignée, puis plus on s’éloigne de ceux-ci, plus la gestion se relâche et est destiné à laisser la flore spontanée s’exprimer et la faune se réfugier.

     

    Un bâtiment modulaire (halle paysagère) sera prochainement construit. Celui-ci a été construit pour les besoins pédagogiques de l’établissement et dans une démarche de développement durable, avec récupération des eaux pluviales (citerne de 25 000L, qui servira notamment au lavage du matériel) et haute performance énergétique.

     

    Un nouveau bâtiment pédagogique (salles de classe et labo) est par ailleurs en cours de construction.

    Sol

    Un diagnostic complet du sol existant a tété réalisé par les élèves. Il a notamment été réalisé des profils de sols par le creusement de fosses pédologiques sur différentes zones du parc. Il est prévu, sur les sols qui le nécessitent, la plantation de végétaux à racines pivots qui permettront d’aérer les sols compacts.

     

    Des analyses physico-chimiques du sol ont été réalisés sur les prélèvements réalisés en 2018 et 2021.  

     

    Aucun travail mécanique n’est réalisé sur les s

    ols hormis la zone CACES qui est un lieu d’apprentissage de certaines techniques et qui le nécessitent donc.

     

    Des engrais verts sont utilisés : ray-grass, Phacélie, etc.

    Une expérimentation a eu lieu par épandage de coquilles de Saint-Jacques afin d’améliorer le complexe argilo-humique du site.

     

    Les massifs sont paillés avec le broyat issu des tailles. Il a récemment été expérimenté un paillage en feutre biodégradable à base d’amidon de maïs.

     

    Un suivi des carabes a été réalisé en 2021.

     

    Une zone anciennement piétinée a été réaménagée afin de limiter l’impact des usages sur les sols.

     

    Un travail d’identification des zones imperméables et perméables a été réalisé sous la forme d’une cartographie. L’objectif était ainsi de réduire la proportion des espaces imperméables au profit de revêtements plus vertueux.

     

    Les apports se limitent à quelques apports organiques : compost, fumier et BRF. Seule la serre, dont les productions sont toutefois labellisées plante bleue, fait l’objet d’apports spécifiques d’engrais organiques.

    Eau

    Les consommations en eau sont suivies mais les systèmes de comptage ne permettent néanmoins pas une différenciation précise par poste.

     

    Il est prévu la mie en place d’un compteur dans la station de lavage du matériel afin de quantifier clairement les consommations liées à ce poste et de remédier au besoin aux éventuelles fuites qui pourraient survenir.

     

    Aucun arrosage n’est réalisé sur les espaces plantés, hormis pour les nouvelles plantations et décorations florales.
     

    Plusieurs réservoirs d’eaux pluviales (3 citernes enterrées bientôt complétés par la cuve qui sera mise en place sur la halle paysagère) sont installés sur le site et permettent de diminuer la part en eau potable dans les consommations.

     

    De manière systématique, dans tous les travaux de replantation, des espèces végétales résistantes à la sécheresse et groupées en fonction de leurs besoins.

     

    Le jaunissement estival de la strate herbacée est accepté : aucun arrosage n’est réalisé sur les espaces de pelouses et de prairies.

     

    Le bassin ornemental a été supprimé en raison de problèmes d’étanchéité.

    Faune / Flore

    Un inventaire des végétaux plantés avait d’ores et déjà été réalisé il y a quelques années mais a été réactualisé au cours de l’année. Pour cela, un élève a été mis en place par un élève qui a zoné l’ensemble du parc et a réalisé, en partenariat avec les enseignants, un inventaire complet recensant le genre, l’espèce et quelques informations complémentaires tels que des informations à propos des conditions d’ensoleillement, etc.

     

    Quelques suivis de la flore spontanée ont été réalisés sous le prisme de la phytosociologie, en cherchant à identifier des plantes indicatrices pour les sols.

     

    De même, des suivis ponctuels de la faune ont été réalisés mais n’ont néanmoins pas fait l’objet d’une formalisation très détaillée. Il est toutefois à noter qu’un inventaire ornithologique a été réalisé de manière exhaustive par les étudiants en formation animalerie.

     

    Une expérimentation a été réalisée afin de lutter contre le frelon asiatique : les ruchers sur site ont été réalisés à côté d’un enclos de poules noires de Janzé, celle-ci étant réputée prédatrice de cette espèce invasive.

     

    L’usage du gyrobroyeur pour la fauche des prairies a été remplacé par l’utilisation d’un lamier qui permet de couper la végétation et non de la broyer, pratique plus vertueuse pour la microfaune abritée par ces milieux.

     

    Le lycée abrite des populations de Bruant zizi et une gestion particulière des espaces bocagers est réalisée afin de permettre son maintien sur le parc.

     

    Le parc est aménagé de nombreux aménagements dédiés à la biodiversité, réalisés par les élèves : haies mellifères, hôtels à insectes, gîte à chauve-souris, nichoirs à oiseaux variés, haies de Benjes pour cloisonner les milieux et offrir en parallèle des gîtes à la faune.

     

    Une entomologue est intervenue auprès des élèves en mai 2021 afin d’apprendre aux élèves à réaliser un relevé dont les résultats ont été établis sous forme de rapport par les élèves. Ces résultats ont permis de constater la présence d’auxiliaires de cultures intéréssants.

     

    Un travail d’identification des auxiliaires de culture (oiseaux, insectes) a par ailleurs été réalisé en parallèle : un travail a été réalisé par la suite afin d’identifier des moyens de favoriser ces espèces (par divers aménagements qui pourront être réalisés par les élèves).

     

    Des ruchers sont disposés sur le site afin d’initier les élèves aux principes de pollinisation, de production de miels et de sensibilisation à la biodiversité.

     

    L’implication d’acteurs locaux de préservation de la biodiversité (et notamment des associations comme Eaux et rivières de Bretagne) dans l’apprentissage des élèves est de plus en plus favorisée.

     

    Des modules pédagogiques à l’utilisation de la végétation locale sont organisés dans la formation des apprenants.

     

    Il est prévu, à l’horizon de l’été 2022, la mise en place de pratiques d’écopâturage, gérées par un partenaire extérieur est prévue sur les espaces de prairie. Un travail spécifique sur ce projet a été réfléchi par les élèves du lycée afin d’identifier les zones qui se prêtent à cette pratique.

    Un projet de mise en régie a ainsi été établi, mêlant l’usage de poules et de moutons et mettant en place des ruches. Dans un premier temps, ce sont néanmoins des prestataires spécialisés ou des conventions avec des agriculteurs qui sont envisagées. Il est également envisagé, afin de comparer les deux pratiques, de diviser la prairie en 2 afin qu’une partie soit entretenue par fauche et une autre par éco-pâturage.

     

     

    La réalisation de haies de Benjes, sous forme de prototype, a par ailleurs permis de valoriser les déchets de taille. Aucun export de déchets verts n’est réalisé : tout est recyclé et valorisé en interne.

     

    Une partie des végétaux utilisés sont issus de la production horticole des serres du Mené qui produisent en partenariat avec les élèves. Ces productions sont labellisées plante bleue de niveau 3. Par ailleurs, afin d’éviter les lâchers d’auxiliaires réalisés jusque là dans les serres, les alentours des serres ont été désimperméabilisés et plantées de plantes relais.

     

    Il est prévu la mise en place d’une production maraîchère qui sera par la suite consommée en circuit court.

    Matériaux & mobiliers / Matériels & engins

    Un effort constant est réalisé pour réduire les nuisances environnementales : limitation du travail du sol, utilisation de matériels et engins à faibles nuisances, etc.). Un cahier des charges d’achats responsables a par ailleurs été formalisé afin de pérenniser les bonnes pratiques mises en place : raisonnement des achats, évitement du suremballage, utilisation de matériaux (peintures, bois, pierres, paillages, etc.) à haute performance environnementale, prise en compte de toutes les étapes du produit dans la réflexion (de l’extraction à l’utilisation en passant par le transport).

     

    Un travail a été réalisé par les élèves sur le matériel et les engins : après avoir identifié le matériel et les engins utilisés au sein de l’établissement en en dressant un inventaire complet et détaillé, ils ont analysé les exigences du label afin de travailler à une mise en conformité et une amélioration de leurs pratiques.

     

    Il est d’ores et déjà utilisé du matériel électrique sur le parc sur du petit matériel : souffleur, débroussailleur électrique ou encore tondeuses. L’usage de ce matériel permet de limiter les nuisances écologiques et sonores ainsi que d’améliorer l’ergonomie pour les utilisateurs.

     

    Actuellement, 22% du matériel utilisé sur le parc est électrique : il est projeté d’arriver à une proportion de 50% d’ici à 2027.

    Pour cela, les matériels vieillissants ont été identifiés dans l’idée de prioriser les achats à réaliser.

     

    Il a été mis en place, par les élèves et avec l’appui des formateurs techniques, un tableau de suivi permettant de suivre, après chaque utilisation par un élève ou formateur :

    • La date d’utilisation ;
    • Le temps d’utilisation ;
    • Une observation de l’utilisateur ;
    • Le nom de l’utilisateur.

    L’entretien et la réparation sont par ailleurs suivi et programmé en fonction de ce tableau, qui permet notamment de suivre la durée d’utilisation depuis la dernière opération de maintenance.

     

     Il est envisagé la réalisation d’une expérimentation à propos de l’agriculture photovoltaïque : le lycée sera alors une base d’expérimentation pour la région afin d’améliorer les pratiques (ombrage, densité des panneaux, optimisation des consommations en eaux d’arrosage, essais de biostimulants pour éviter la surirrigation).


     

    Dans les serres de production horticole, des godets en fibre de bois sont utilisés en lieu et place des pots plastiques pour les collectivités clientes (environ 50% de la production).

    Formations

     

    Une communication forte autour du label est réalisée à la fois en interne mais également en externe avec l’engagement et l’implication de la direction de l’établissement.

     

    Les enseignants sont des spécialistes des domaines qu’ils enseignent mais profitent tout de même de formations sur des thèmes variés : sols vivants, choix des végétaux, gestion de l’eau d’arrosage, etc.

     

    Toutes les thématiques du label EcoJardin ont été abordées au cours des formations.

    Public

    Les élèves font partie intégrante de la gestion et de l’aménagement du site. Le parc a été par ailleurs largement approprié par les apprenants et est ponctuellement ouvert au public afin de réaliser des actions de communication.

     

    Des concours sont réalisés chaque année entre les élèves (concours du meilleur nichoir)

     

    Des tailles et élagages sont organisés chaque année afin de sécuriser le patrimoine arboré du site, tout en tâchant d’en réaliser une gestion douce et raisonnée.

     

    Des informations pédagogiques sont mises à disposition des élèves et des visiteurs du lycée, notamment par le biais de panneaux pédagogiques.

     

    Les élèves ont travaillé sur la communication sur le site : après avoir identifié les moyens de communication déjà en place (composé de deux panneaux pédagogiques) et ont par la suite travaillé à l’amélioration de ces actions. Il est ainsi projeté de réaliser 10 panneaux thématiques répartis sur l’ensemble des espaces du parc. Chaque panneau détaillera la démarche initiée par le lycée sur l’ensemble des thématiques du label EcoJardin.

     

    Par ailleurs, la communication externe a également été travaillée par le biais d’une page sur le site internet du lycée. Il est prévu de communiquer sur le label, les objectifs et obligations liés à celui-ci. Par ailleurs, il est également prévu la réalisation d’une visite guidée, dirigée par les élèves, pour expliciter la démarche lors d’un évènement dédié.

    Localisation

    6, Rue Porhoët
    22230 Merdrignac
    France

    Galerie photos

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