• Square traversant enclavé mais proposant une ambiance calme loin des bruits urbains

    Structure du site

    La gestion différenciée sur la ville de Pantin a été formalisée et rédigée en 2014 par le pôle Espace Vert au travers d’une première charte. Celle-ci est un guide d’utilisation des techniques d’entretien alternatives et douces pour l’environnement. Cette charte a été mise à jour en 2018 et décrit trois modes de gestion, eux-mêmes divisés en trois codes :

    • Code 1 : Gestion Raisonnée

    • Code 2 : Gestion Naturelle Maîtrisée

    • Code 3 : Gestion Naturelle

      Le site du Parc Montgolfier est caractérisé par la présence du mode de gestion n°3.

      L’une des complexités sur un territoire urbain comme la ville de Pantin, est l’ensemble des partenaires qui coexistent. Les parties communales côtoient certaines parties privées comme les espaces verts de bailleurs sociaux, d’entreprises privées ou de particuliers mais aussi certains espaces gérés par d’autres entités comme le département ou la région.

      Afin de mailler l’ensemble des espaces verts, le Plan Local d’Urbanisme de Pantin (PLU), précise que les continuités biologiques et écologiques doivent être maintenues, renforcées et prévues lors de travaux neufs.

    • Remanié en 2012/2013, le parc Montgolfier est un square traversant créant une véritable coulée de fraicheur dans la ville. Une fontaine sur le site permet d’accentuer cette atmosphère.

    Sol

    Depuis 2012 une démarche progressive se développe au sein des espaces verts de Pantin. Des prélèvements de terre sont effectués afin de permettre la mise en culture des bactéries et mycorhizes et donc une bio-dynamisation des sols.

    Quant à l’étude de la biodiversité des sols, une première étape a été franchie en 2017, par le suivi de la vie lombricienne (protocole OPVT). Ces relevés sont réalisés en régie sous le contrôle de l’un des responsables d’équipe et selon le protocole participatif OPVT.

    Les sols à nu sont proscrits sur l’ensemble des espaces verts. Si l’absence d’un couvert est permise, elle l’est uniquement le temps de l’exécution de missions d’entretien courante (manque de paillage ou végétaux morts en attente de remplacement et garnissage de BRF).

    Les risques majeurs des sols ont été évalués lors de la mise en place de la gestion différenciée. A ce titre, est inscrit les prescriptions suivantes :

    • Une terre ne doit pas être à nue ;

    • Un stabilisé ne doit pas être désherbé, seul le piétinement crée le chemin (paillage envisageable à terme sur le cheminement) ;

    • Les pieds d’arbres sur la largeur du houppier ne doivent pas être tondus (fauche à la débroussailleuse uniquement) pour éviter le tassement ;

    • La circulation est proscrite sur les sols non prévus à cet effet ;

    • Le sel de déneigement est et a toujours été proscrit dans les parcs (déneigement à la pelle) ;

    • Reprise des évacuations d’eau quand imperméabilisations des sols dus à la nature des sols.

      Afin de préserver au mieux les sols, les apports en matière organique (compost, BRF, jus de lombric ou autre solution de prêles, consoudes, orties ou fougères) restent les seuls apports permis sauf en cas de nécessité absolue (lors de travaux de création par exemple). Les apports sous forme liquide sont réalisés quant à eux en fonction des besoins des végétaux. La fréquence des apports en paillage (type BRF) dépend uniquement de la nécessité du site. Le paillage est renforcé en fonction de la décomposition de la précédente mise en place et/ou des possibles mouvements de ce dernier en fonction des taches d’entretien.

      Lors de certains travaux de végétalisation et de création de nouvelles surfaces d’espaces verts, un apport de sable est permis si, et seulement si, la terre importée est de type argileuse.

      Le désherbage manuel au couteau en massif a été retenu et des actions de communication lors de rencontres avec les usagers sont réalisées afin de favoriser l’acceptation des adventices sur les espaces verts.

    • Les modes de gestion tentent de supprimer les sols à nu. Cependant la configuration du site (zones pentues et de passages) rend difficile l’objectif de zéro sol à nu.
    • Le risque principal est l'érosion et piétinement des sols. Malgré plusieurs tentatives, aucune méthode satisfaisante n'a encore été trouvée.

    Eau

    Il existe pour chaque site un plan de recollement permettant d’identifier et vérifier régulièrement l’ensemble des réseaux, notamment lors de travaux. Un logiciel spécialisé permet par ailleurs d’alerter par mail en cas de fuite. Chaque site présentant un point d’eau (arrosage, fontaine, point d’eau potable) est équipé de compteurs afin d’y réaliser des relevés réguliers.

    Un ensemble de technique est mis en place pour limiter l’évaporation des sols et l’arrosage :

    • Paillage organique

    • Plantes couvre-sol (hedera, epimedium, persicaria affinis, liriope…).

      Le choix de la palette végétale ‘’pantinoise’’ a été pensé en fonction du climat. Les trames de plantations se font par groupements d’espèces aussi bien pour les arbres, que les arbustes ou les vivaces.

      Par principe, les strates arborée et arbustive sont arrosées la première année après la plantation (arrosage de reprise). Les fréquences d’arrosage ont été définies comme suit (hors précipitation et arrosage automatique) :

    • Arbres : tous les 14 jours (la 1ere année)

    • Arbustes : tous les 7 jours (idem)

    • Vivaces et annuelles : tous les 2 à 3 jours

    • Les gazons eux ne sont pas arrosés (acceptation du jaunissement l’été)

      A noter que les engazonnements ont lieu en mars avec un mélange composé de micro-trèfle et adapté aux situations difficiles.

      L’arrosage automatique est programmé entre 00h00 et 5h30, aux heures les plus fraîches. Depuis 2011, chaque nouvelle installation bénéficie d’un arrosage en goutte à goutte (4L/h). Les anciens systèmes (existants) font l’objet d’une étude lors de la requalification d’un espace.

      Les programmations sont réajustées une fois par mois par transmission d’un document au prestataire d’avril à novembre.

      La fontaine est en circuit fermé.

      Les noues sont végétalisées et autogérées.

      Un puisage des eaux du canal est effectué pour l’arrosage des sites à proximité.

    • Ce parc est essentiellement composé de plantes acidophiles (terre de bruyère). L’arrosage est donc adapté au besoin des végétaux et de la terre en place relativement lourde.
    • Une fontaine ornementale, fonctionnant en circuit fermé, est présente sur le site. Elle est très peu mise en service de part de nombreux disfonctionnements techniques.

    Faune / Flore

    Le suivi de la faune nécessitant des compétences spécifiques, un programme de formation dédiée pour plusieurs agents se met en place progressivement.

    Pour préserver la biodiversité de certains secteurs, des clôtures ont été mises en place afin de limiter les passages et la dégradation de ces espaces. Les parcs et jardins, premiers réservoirs de biodiversité de la ville disposent donc d’espaces inaccessibles aux usagers à certains endroits et qui sont fermés la nuit. Ceux-ci sont donc intégrés dans la trame noire.

    Fort de sa connaissance végétale, l’équipe en charge des espaces verts de Pantin a cherché à maintenir, d’abord et développer ensuite, la partie végétale de la biodiversité. L’effort s’est porté sur l’élargissement de la palette végétale à fort potentiel écologique : mellifère, nectarifère, fructifère.

    Afin de maintenir et développer l’ensemble de la biodiversité des sites (commune, rare, menacée ou protégée), le gestionnaire a déjà mis en place diverses actions de protection :

    • Zones de fauche ;

    • Zones protégées inaccessibles au public ;

    • Renforcement de la litière du sol ;

    • Renforcement des liaisons entre les strates ;

    • Installation de gabions ou panier de pierre.

      Il est également à préciser que des refuges pour les insectes et la faune inféodée aux bois morts sont régulièrement installés dans les espaces verts :

    • Hôtels à insectes

    • Tas de branches mortes

    • Tas de bûche de bois mortes ou encore vertes

      Les végétaux choisis lors des plantations et renouvellements sont ‘’indigènes’’.

      Aucun produit issu de la chimie de synthèse n’est utilisé. Un ensemble de techniques est mis en œuvre afin de limiter le désherbage en fonction de la spécificité du site.

      Suite à la non valorisation de déchets verts exportés en dehors des sites et au besoin croissant de paillage pour les espaces végétalisés, le service à décider d’investir dans un broyeur afin de produire directement en régie un maximum de paillage et limiter les importations de BRF. De manière générale, cette démarche de production en régie vise à limiter les importations/exportations et l’empreinte carbone (déplacement et brûlage).

    • Un unique désherbage par an est réalisé sur le square, permettant l’expression de la flore spontanée.

    Matériaux & mobiliers / Matériels & engins

    L’ensemble du mobilier urbain est inventorié et classé en deux entités particulières (le pôle Espaces verts et le pôle Domaine public).  L’ensemble du mobilier urbain est contrôlé, entretenu et remplacé par les équipes en régie.

    Les équipements installés répondent à des exigences éco-environnementales de fabrications spécifiées dans le CCTP. Ces exigences se retrouvent également pour l’ensemble des produits d’entretien que la collectivité utilise mais également dans l’achat des matériaux. Les fournitures en bois répondent également à ces exigences (SFC et PEFC).

    Depuis 2014, la collectivité a procédé aux changements de toutes les ampoules des mats d’éclairage dont elle a la charge afin de réduire sa consommation en énergie et favoriser la trame sombre.

    L’utilisation du matériel est mutualisée entre les sites. La transversalité des missions de tonte, élément clé de la gestion différenciée a permis la centralisation du matériel thermique afin d’éviter des pratiques récurrentes non pertinentes. Les affectations de matériel sont faites par équipe et non par site. Chaque équipe possède son propre inventaire de matériel et d’outillage.

    Le garage municipal quant à lui, ayant la charge de l’entretien et suivi du matériel, gère les consommations de carburant et d’huile de l’ensemble des véhicules et engins. Le renouvellement du matériel permet l’acquisition de matériel automobile de nouvelles générations moins consommatrices de carburant et moins polluantes. Ces achats répondent aux engagements du plan climat de Pantin.

    Le matériel en fin de vie est proposé à la revente en ligne via une plateforme dédiée aux reprises des collectivités.

    Un bilan carbone des services de la ville de Pantin a été fait. Au-delà de ce bilan carbone général, par délégation du gestionnaire du service espaces verts de Pantin, un bilan carbone simplifié a été effectué sur le parc du matériel, engins et véhicules du service espaces verts.

    Afin de limiter les nuisances qu’occasionnent ces opérations de maintenances des dispositions ont été prises :

    • Réduction des tontes

    • Quasi abandon des tailles structurées

    • Développement progressif de 2012 à 2019 du matériel électrique.

      Les espaces verts ne sont pas accessibles aux véhicules.

    Formations

    La collectivité impliquée dans la professionnalisation de ses agents, a mis en place un plan de formation annuel qui se décline en fonction des spécificités de chaque service. Ainsi, depuis 2012, un plan de formation du service a été mis en place pour le pôle Espaces verts.

    Chaque année ont lieu des entretiens professionnels au cours desquels les agents mais également les responsables d’équipe, formulent les besoins en formation que chacun estime nécessaire.

    Pour donner de la lisibilité au label en interne, lors des réunions de direction, le gestionnaire rappelle régulièrement l’importance de l’écologie dans les projets d’aménagements et les protocoles d’entretien. Avec le renouvellement du label ECOJARDIN du Parc de la Manufactures des tabacs en 2018, les élus ont réellement commencé à communiquer sur le label et sur les pratiques écoenvironnementales.

    Public

    Le public, étant la cible prioritaire des aménagements sur le territoire, est toujours sollicité au moyen d’une démocratie participative.

    Les doléances sont relayées par mail ou via l’application ‘’libr’air’’. Elles font l’objet d’une réponse personnalisée.

    Les échanges lors de manifestations dédiées (semaine du développement durable, balade urbaine, etc.) sont privilégiés avec le public. Le public fait l’objet d’une attention particulière lorsqu’il interpelle les agents durant l’exécution de leur mission afin que ces derniers puissent les renseigner et leur expliquer la démarche générale du service.

    Le site internet de la ville, en particulier, présente les différentes actions de sensibilisation que la ville met en place. De plus dans le journal local, lors de sujet espaces verts, une explication est toujours fournie pour sensibiliser les usagers aux différents aménagements.

    Lors de travaux de réaménagements, la ville communique via des ‘’lettres info riverains’’ mais également avec des panneaux informations sur chantier présentant les détails des aménagements.

    Des réunions publiques ainsi que des ‘’votes’’ sont réalisés en amont pour présenter différents projets afin que les aménagements répondent le mieux aux attentes des usagers. Les aménagements sont soumis à l’approbation majoritaire des riverains mais depuis peu une nouvelle action, le budget participatif, incite les usagers à être acteurs de leur ville.

    Le parc est composé d’un cheminement traversant ponctué de poubelles, bancs, jeux pour enfants, fontaine à boire et d’ornement et diverses assises.

    Localisation

    26 rue Hoche
    93500 PANTIN
    France

    Galerie photos